Et pourtant...

Encore courir mon ombre

au soleil du chemin d'arbres

Je penserai à eux

Encore courir mon ombre

depuis longtemps je pense à eux

ceux d'hier d'avant et d'aujourd'hui

ceux de très loin de loin et maintenant d'ici

sûrement savoir la honte

et le noir du noir des peurs

les violences des corps

des corps lacérés de l'absurde haine

les rouges des sangs au hasard

des mensonges des hommes

Je penserai à eux

alors encore plus d'aimer

de poésie de partage

alors je penserai à eux

à nous

à vous...

 

 

Mes lèvres sont humides du printemps

J'ai cherché le mot

je ne sais pas de quoi

ni même d'où

j'ai oublié pourquoi

mais mes lèvres sont humides du printemps

j'ai besoin de ta lumière pour chercher l’intervalle

je dois remplir ce vide

le souvenir ne suffit pas

me sentir seul ne suffit pas

mais mes lèvres sont humides du printemps

je me sens dépouillé

je sais le soleil dans d'autres lieux

je dois entamer le voyage

chercher tes mondes tes lunes en dehors

en dehors des conventions du temps

trouver cette musique

pour trouver ces intimes qui bousculent les sens...

en fin de compte il n'est jamais trop tard

mais mes lèvres sont humides du printemps

j'amour...

 

 

 

Je n'appartiens pas à mes souvenirs

pas nu.... habillé d'émotions

l'âge des âges ...l’insupportable

le corps en bandoulière

juste le supportable

tes yeux se trompent

ma peau toujours

rescapée du temps

mes doigts disent

je fais je fais

trompe personne

je fais je fais

montre à tous

l'art en galop

je laisse la jalousie vomir

le bruit des mots carnassiers

même pas en colère

même pas de haine

j'aime aimer j'aime l'aimée

la lumière de tes regards

tes pas hésitants si jeunes

main dans la main irons-nous

en sursis des bienveillants

étonnés de nous

étonnons nous

on refait la vie

suffit la légèreté

 pour ne pas vieillir

toujours ce cri

qui te nous vous dévisage

malgré les folies

malgré les peurs

je t'aime

 

peut-être ne plus mentir aux étoiles....

 

J'ai touché du bout des doigts
des soleils inconcevables
mon corps crie des larmes
sur les fumées noires de peurs
souvenir de ces légers bruissements
guérir mes blessures par les miels de ton regard
prendre ta main courir courir
loin des marécages de l'oublie
mes poumons brûlent de mes lâchetés
j'ai craché mes yeux aux regards des autres
vivre moi de toi de toi
respirer les arbres les fleurs les mers
de la tendresse d'une peau
d'un sourire d'un rire d'un cri
refaire le chemin à l'envers
réinventer le bruit des vents sur tes paupières
et peut-être ne plus mentir aux étoiles....

patauger les vagues en habits de sable

Mon abîme
rassasié des vents
bourrasques
tempêtes
de paroles
habiter rue des silences
juste locataire
juste refuge
esquive des déroutes
des dits
des non-dits
criés hurlés
à l'oppression de
moi..elle..eux
sauvegarder l'étincelle
pour la flamme
à nourrir une vie
j'irai bientôt
aux pays des pierres
fantômes des montagnes
patauger les vagues
en habits de sable
courber des cailloux bijoux
et le soleil
à mourir les vielles peaux
et naître naître
à nouveau
tant j'aimerai
je t'invite
toi
moi
naissants du jour
nos pas...traces
sable humide
des mers recueillies
sur ce cimetière joyeux
des souvenirs de pierres
et nos mains avides
de toucher
de caresser
le beau....

Je ne partirai plus ...

 

Je me tais
ne rien dire
juste le léger bruissement d'un vent
presque immobile
mes yeux cherchent la lumière
mon corps en suspension
juste les doigts
arabesque des mouvements
et l'oiseau l'oiseau
en ailes de plumes bleues
les premières racines
sous mes pieds
s'engouffrent dans le sol
mes peaux craquent
j'explose de branches
bois vierge de souvenirs
et l'oiseau l'oiseau
en ailes de plumes bleues
disparaît comme repu
maintenant
je ne partirai plus ...

 

solitude sur une plage

Je t'ai raconté la presque solitude sur une plage de l'île d'Oléron
je te disais ma récolte de pierres et toutes ces histoires construites de leurs traces formes couleurs
Un beau voyage....et je t'ai vu tant de fois au feu du feu de mon regard si présente dans toutes ces histoires...je t'ai tant raconté les grains de sable sous nos pieds et nos mains doucement accrochées des mille caresses de nos doigts....
Et les mots ont disparu au fin fond de l'océan...

 

bruits du silence

Je dis le silence
je dis le bruits du silence
et cette solitude du silence
et cette solitude même dans la multitude
même si je dois ou pas être dans l'habitude
même si je dois ou pas écouter le tumulte
le tumulte du vent dans mon corps
le tumulte des pluies dans ma tête
le tumulte des orages dans mon cœur
je dis cette solitude pour créer
je dis ce silence pour créer
il faut s'aimer pour créer
la création est un acte d'amour
la création est mille actes d'amour
la vérité est sûrement là
dans ces mille actes d'amour...

le cri d'une pierre

Hier j'ai entendu le cri d'une pierre
je me souviens...de ce cri là
je me souviens...surtout celui là
un vent chaud nous surveillait
il secouait légèrement les pins
j'ai cherché cherché la pierre
j'ai fermé mes yeux aux bruits
j'ai respiré le vent sur ma peau
elles savent que je pense à elles
au pied d'une fougère je l'ai trouvée
tel un alchimiste je te ferai danser
je vais te suspendre en métal de prière
je t'ai doucement posé sur mes lèvres
c'est mon rituel et je sais que je t'aime
j'ai repris ma course au vent chaud des pins
je suis si heureux de cela à nourrir du beau mon jour...

 

Arbre

J'irai enlacer l'Arbre
je lui dirai mes peines
mes mots à courir sous son écorce
sa sève coulera sur mes mains
de l'étreinte une musique
à mourir de vivre la vie.....

Rêve......
Je cours sur des nuages
à encombrer mes horizons
mes cœurs sont malades d'attendre
mes mains fouillent nos océans
mes pieds trébuchent sur les pierres de nos montagnes
et tous les jours mon corps
des fois à se noyer des eaux de nos yeux
des fois à resplendir des lumières de nos regards
je me cherche dans cette apparente vérité
pas toujours à suivre les petits cailloux semés
je voudrais arrêter les vagues de nos mers
je voudrais m'allonger sur le repos des sables
juste écouter la musique des soleils des lunes
juste écouter les voix des étoiles
souvent mettre du silence dans ce tintamarre des sens
et ouvrir les portes aux vents des réconciliations
naître encore et encore des tendresses de nos sourires
naître encore et encore de nos mains tendues aux autres
reboiser les autels les églises des marchands
peindre leurs cimetières des couleurs d'arc-en-ciel
ouvrir leurs abattoirs et en faire des jardins
et enfin enfin se respirer se toucher se rire
dans l'éclat d'une sagesse retrouvée...

 

couleurs d'automne

Oui bien-sûr les couleurs d'automne avec la belle lumière du soleil
je traverse des océans de pins toujours le vert
je traverse des mers de bruyère dans le feu des roux
des couchés de soleil sublimes...l'éphémère qui enflamme l'horizon...

Toi qui me changes tout

Les pieds sont utiles même écorchés
les galets s'usent tout doucement
traversés des eaux courantes
et tes mots sont somptueux
Toi qui me changes tout
L' arbre redevient arbre et
une toute petite plume
virevoltante dans le
château fort du sang rouillé des peuples
je suis en roues libres juste bouger les yeux
vielles pierres de l'avant de l'avant de l'avant
camarades en peinture en bois et ferrailles
ils sont venus certains disent d'autres taiseux
je fatigue mes jambes station debout à toucher les mains
les discours fusent, applaudir l'hypocrisie du pouvoir
je suis heureux d'amis aux regards d'aimer
je bois le liquide, convivialité bienséante
je reviendrai , moi pour eux, émois
et peut-être avec toi si tu le veux....
Plus besoin de parler tout seul la nuit pour ne pas entendre
la plainte de nos anges en bagarre
Seras- tu là comme ce que tu étais
je n'ose plus
dis-moi comment
retrouver ton adresse
toujours cette improbable page collée à mes doigts
mais comme les mots de souffrances sont beaux
ni l'homme ne rencontre l'homme désolé des portes fermées ….

 

Nos chaussures ont tant voyagé

du soleil d'un regard
au bout de nos pieds
n'oublie pas que je t'aime tendrement
à arrondir les angles saillants

des pierres du coeur
un si bel amour
à promener

dans le vide de ton passage

Je crains le pire du silence

des bruits de nos voix
cris prisonniers

sur nos ventres accablés
que vienne le jour des grands courants d'air
à ouvrir toutes les portes
et toujours les caresses de nos yeux
à halluciner les normes

nos corps désarticulés dans les spasmes

des interdits.....

laisses nos yeux devenir forêts

J' ai vu l'arbre de ton œil

suffire à remplir ton silence

mes mots s'enroulent aux branches

cherchent sous les écorces

des souvenirs de toi

des souvenirs de nous

j'ai toujours aimer l'arbre

d’enchevêtrement en enchevêtrement

plus à te rencontrer

plus à te perdre

et suivre la course d'une feuille

revenir à la terre

trouver l' origine

trouver le début

et du fruit la graine

et recommencer

et recommencer

et se dire

ne plus mentir

laisses nos mots

se toucher

laisses nos yeux

devenir forêts

et accrocher nos branches

aux soleils

aux lunes.

j'ai besoin de tes yeux pour que naisse mes mots

 

 J'avance à grands pas
dans les décombres de mes peurs
rien à gagner à s’arrêter
je fouille mes ventres
j'arrache mes peaux de douleurs
rien à gagner à s'arrêter
tant à vivre des amours naissants
tant à vivre des amours mourants
mes yeux s'explosent de leurs yeux
mon corps réclame leurs corps
aucun répit à qui cherche
rien à gagner à s'arrêter
les rires s'accrochent à leurs lèvres
les larmes mouillent les chemins
comment inventer les nouveaux amours
des fois seul à tanguer
des fois sans eux
des fois sans toi
je verrai l'apothéose
sur les débris des jalousies
je verrai les murs s'écrouler
et enfouirent ses peurs
les plis des peaux cachent des secrets
les mains s'usent à cacher les regards
j'ai besoin de tes yeux pour que naisse mes mots
j'ai besoin de tes mains pour que naisse la tendresse
c'est sûrement le chemin d'une lumière
pour nourrir la cavalcade du temps...

 




 



 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 





 

 

 

 



 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas tellement être seul


Je suis dans le silence
d'avoir tant vu les cris
mes mains fouillent ma bouche
trouver la langue pour dire
je ne m'amuse pas toujours de moi-même
je gêne mes pas, trébuche de moi
je sais pourtant qu'il faut attendre
le chemin de la non-violence est parsemé de violences
je ne sais pas tellement être seul
j'ai besoin de toi d'eux de nous
les amours guérissent les blessures des amours
mes yeux ne se trompent pas
le beau est dans tes yeux
le beau est sur ta bouche
un soupçon de souffle
terriblement la vie
en vie.....

J'ai mis un tueur dans mon corps

 

J'ai mis un tueur dans mon corps
à genoux la maladie comme une prière
comme si sauver ma foi en la vie
confusion s'ajoute à confusion
l'habitude déjà à oublier le mal
juste le temps du temps
je marcherai le soleil du printemps
le rire d'une renaissance
et attention à vous
j'aimerai encore plus d'aimer...

 

La caresse d'une danse de plume...

J’aime les mondes qui se trimbalent dans ton regard
J'aime la musique du silence semé
dans le secret de nos jardins
Je ne comprends pas le vacarme des humains titubants
reste nos rires à couvrir leurs désespoirs
nos terres ne sont pas lieux de tristesse
elles sont le nécessaire à l'ombre de l'amour
j'ai la confirmation de mes pas dans ta fourmilière
l'amour est un art à pleine figure à pleine poire
et si je fais je fais c'est aussi plus que pour toi
C'est pour la caresse d'une danse de plume
dans l'émerveillement d'un regard
resté d'enfant...

Qu'en est-il de ce monde où tu meurs de trop aimer ...une fleur....