Je ne savais pas

Je ne savais pas

je ne savais pas ce couloir

nous cherchions nos combats

nous étions les imprécipités des causes

sûrement savoir la honte

les pires de dire

et ceux-là gonflant leurs porte-feuille sur les chairs pas cher

humains en papier de monnaie

ils sont là à regarder

les conquérants des charniers

les vagues des corps rejetés

ils sont là à ricaner

des corps en corps encore

et ceux des armes des bombes

les innocents dispersés

lacérés de l'absurde haine

des villes anéanties

aux enfants arrachés

et le noir du noir des peurs

encore les violences des corps

les rouges des sangs au hasard

tu as vu que l'on meurt aussi de trop aimer une fleur

tu es partis

Je ne savais pas

je ne savais pas ce couloir

peut-être

cette lumière

pourtant je t'ai cherché

je t'ai cherché

sous les soleils innocents

sous les lunes voraces

jusqu'aux cris oubliés

jusqu'aux vols d'oiseaux gardiens

je t'ai cherché

dans les vides des montagnes

dans la détresse des rochers

sur la solitude des mers

dans le vertige des vents

Je ne savais pas

je ne savais pas ce couloir

peut-être

cette lumière

et toujours

je t'ai cherché

dans le bruit des marécages

aux bord des feux

sur l'immensité des plaines de cendres

dans les maisons des douleurs

dans les jardins des clowns

sur les grimaces des affamés

aussi....sur les rires du bel enfant

aussi....sur les lèvres du fou

sur la foi des pères et mères

j'ai gratté les sables

noyé la terre des salives

bousculé les nuages

et toujours

je t'ai cherché....mais

je ne savais pas

le secret...l'inoubliable...

tragédie du miroir

ton voyage des reflets

ton errance d'aveuglée

je ne savais pas ce.... couloir

peut-être cette...........................lumière

alors

j'ai été celui qui demande

j'ai chanté avec les audacieux

j'ai fuis le vertige

j'ai débordé le temps

si prés des horizons

j'ai perdu les mots

j'ai embrassé le fer

et défié les illusions

j'ai couru les désirs

et dans la cavalcade des métamorphoses

mes pas... pas à pas

premiers pas ...vers toi

et je suis comme en apesanteur

si léger de ne pas avoir peur

maintenant je sais

cette lumière de ...toi