Jeu commence

parler d'un ailleurs

un écho

le silence de l'enfance

nos voix momifiées

ailleurs un sable

une mer imperturbable

les vagues esclaves

l'eau figée aux chevilles

ne plus partir

être en exil de soi

mon sang est de terre

mon corps étouffe

je ne peux me taire

Je fais parler une pierre dans le ventre d'un arbre qui nage un ciel de mer dans la pupille dilatée de tes yeux

Les arbres en feu dans tes yeux

Dans tes pupilles une forêt en ciel de nuages bleus

Il nous reste d'attendre une pluie de nuits

pour que je m'endorme sur tes lèvres.